USA: oppression-répression
 | USA - Racisme Institutionnel
Dossier Mumia | Réseau MIR

 

Source: Tract du Mouvement International pour les Réparations

 verso du tract

Le 13 décembre 2000,
la Cour Suprême des États-Unis a entériné
le Coup d'État qui a porté au pouvoir une dynastie fasciste
20 janvier 2001 "Jour de Résistance" pour dénoncer et protester
contre l'installation d'un régime illégitime à la tête des Etats-Unis

Free the Black Vote !
Free Mumia !
ABOLITION
DE LA PEINE DE MORT !
ABOLITION DE LA TORTURE !

COUP D'ÉTAT….

L'élection présidentielle de novembre 2000 aux États-Unis d'Amérique, nous a plongé(e)s 100 ans en arrière dans le contexte colonial du Sud des États-Unis. Parce que leur vote devenait déterminant, des dizaines de milliers d'Africains américains ont été interdits de vote et le phénomène, s'il n'est pas nouveau, a atteint en 2000 une ampleur sans précédent…. Pourtant, après un combat de masse de plus d'un siècle qui avait coûté la vie à des milliers de gens, on pensait que la victoire avait été remportée en  1964 avec le Civil Rights Act et en 1965 avec le Voting Rights Act, alors que l'Etat fédéral s'engageait à garantir  l'application des nouvelles lois dans les différents États! Or à quoi a-t-on assisté en novembre 2000 dans une douzaine d'États, notamment dans le Michigan, en Virginie et en Floride…

A la mise en place de barrages policiers filtrant empêchant les véhicules de votants africains d'accéder aux bureaux de vote. Au refus de laisser voter ceux qui parmi eux atteignaient les bureaux aux motifs: qu'ils ne figuraient pas sur les listes (alors qu'ils étaient inscrits), que les imprimés n'étaient pas arrivés, que les ordinateurs étaient en panne, que le nom des votants était orthographié différemment à l'écran, qu'ils étaient d'anciens condamnés (8000 cas d'emblée recensés en Floride, alors que c'était faux) etc. etc. A la remise aux votants de bulletins déjà poinçonnés Républicain. A la disparition pure et simple d'urnes dans les zones majoritairement habitées par les Africains américains. Au remplacement d'urnes par d'autres portant le même identifiant. A une présentation trompeuse des bulletins induisant le votant en erreur, etc. etc.… Parce que leur vote gênait le "clan Bush" des dizaines de milliers d'Africains américains sont ainsi venus s'ajouter aux 4.2 millions d'exclus légaux du vote (dont 1.8 millions d'Africains , 13% des hommes africains américains en âge de voter, ce pourcentage montant à 31% en Floride et en Alabama…) déchus de leur droit de vote pour avoir été condamnés un jour, qu'ils soient ou non encore prisonniers…

Or le pouvoir judiciaire, par la voix de la Cour Suprême a choisi le 13 décembre 2000 d'entériner ce résultat électoral manifestement illégal, qui porte au pouvoir une famille ouvertement nazie. Une famille, puisque (entre autre) le frère a magistralement organisé la fraude électorale, tandis que le père contrôlait la Cour Suprême (plusieurs membres de la Cour lui doivent leur nomination!). Une dynastie Nazie, puisque  de générations en générations cette famille peut s'enorgueillir d'être l'un des fleurons de la Brotherhood of Death ou  Skull & Bones ("crâne et os"). (Ref: Voir Anthony C.Sutton).

Les Africains américains sont aujourd'hui comme la lampe du mineur de fond. Lorsque la lampe faiblit, c'est que l'oxygène se raréfie annonçant l'asphyxie générale…

Hier c'était l'Autriche ! Aujourd'hui, les États-Unis qui via l'OTAN sont en voie de regrouper sous leur commandement l'ensemble des forces armées européennes sans parler des extensions de l'OTAN en Afrique. Ces mêmes États-Unis qui il y a plus d'un demi siècle ont été les artisans de l'édification du système hitlérien qu'ils ont intégralement financé (par la Standard Oil Corp. en particulier)!

Il y a plus de soixante-dix ans, dés la fin des années vingt, en Allemagne, des gens courageux et clairvoyants sonnaient l'alarme.

Jusqu'à quand attendrons-nous cette fois?


[Info sur Mumia]:  www.mumia.org   www.thejerichomovement.com  (en français)  www.wasadugu.org/jericho.htm

MIR - Mouvement International pour les Réparations - mir@wasadugu.org

 

    recto du tract

Can't Jail the Spirit ! Dare to Struggle, Dare to Win !

FREE MUMIA ABU JAMAL

Le Procureur Edward Rendell qui lors du procès réclame la peine de mort contre Mumia a été personnellement reconnu coupable en 1981 de "témoignage trompeur", dans une affaire dans laquelle il a fait condamné à mort un individu qu'il savait être innocent (439 Atlantic Reporter, 2nd Series, pages 1142 et 1143, Juillet 1981 - Commonwealth of Pennsylvania contre William Kern Hallowell) !

"Mumia Abu Jamal est intelligent, n'a pas de casier judiciaire, mais c'est la nature de ses écrits qui le rend dangereux et lui vaut de figurer sur la liste des personnes constituant une menace pour la sécurité nationale" (Dossier du FBI)

"Il y a beaucoup de choses en jeu dans cette affaire. Si on laisse la possibilité aux avocats de Mumia de démontrer à quel point tout ça est infâme, beaucoup de têtes vont tomber" (Commentaire de Chuck D de Public Enemy lors de sa visite à Mumia en septembre 2000).

Journaliste radio baptisé par ses auditeurs "la voix des sans-voix", ancien responsable à l'information du Black Panther Party, Mumia Abu-Jamal a consacré sa vie à dénoncer l'injustice (en particulier les violences, rackets et meurtres policiers dans la ville de Philadelphie en Pennsylvanie aux USA)  et à sortir les victimes de l'anonymat.

En 1978, dans le cadre de son travail journalistique, Mumia est amené à approfondir le déroulement de l'attaque menée par la police contre la maison de MOVE une communauté pacifiste et écologiste qui dénonce la corruption de l'ensemble du système (…et notamment la corruption qui règne à Philadelphie !) et met en garde contre la destruction de la planète résultant de la course sans fin au profit. Au cours de l'assaut de la police contre le local de MOVE, un policier a été tué d'une balle. Mais par un calibre policier et de dos ! Mumia dénonce ! Les membres de MOVE sont arrêtés, et l'une, parce que "blanche" et issue d'une famille bourgeoise, est placée en hôpital psychiatrique plutôt qu'emprisonnée. Mumia, parvenu à la rencontrer et à l'interviewer, révèle alors à la télévision les exactions et autres business qui prévalent dans cet établissement hospitalier sur fond de viols, tabassages et "accidents" de patients par overdoses médicamenteuses.

Le maire (ex-chef de la police locale dont Mumia a eu les années précédentes à dénoncer la corruption et la responsabilité directe dans le meurtre de plusieurs dizaines de membres de la communauté africaine de la ville) menace publiquement "cette nouvelle génération de journaliste". Le message est bien compris. Le patron de Mumia "se voit dans l'obligation" de le licencier. C'est la fin des années soixante-dix, Mumia est désormais interdit d'antenne sur toutes les radios; toutefois, son travail a permis qu'éclate au grand jour le scandale des exactions et de la corruption policières, judiciaires et politiques à Philadelphie, contraignant le Ministère de la Justice à ouvrir une enquête qui confirmera nombre de dénonciations de Mumia, et dans laquelle des notables et des fonctionnaires de police de la ville seront impliqués. 

Les évènements du 9 décembre 1981 (au cours desquels le policier qui tire sur Mumia et le blesse grièvement est tué) interviennent précisément alors que l'enquête du FBI sur les pratiques policières de la ville bat son plein … Mumia est incarcéré en Pennsylvanie et le procès a lieu à Philadelphie, ville où 1200 "bavures" policières sont enregistrées et où plus de 300 condamnations par les tribunaux de la ville ont dû être annulées parce qu'il a été démontré que la police avait fabriqué des preuves. Quelques mois auparavant, le Procureur Edward Rendell qui réclame la peine de mort contre Mumia a été personnellement reconnu coupable de "témoignage trompeur", dans une affaire dans laquelle il avait voulu faire accuser de meurtre un individu qu'il savait être innocent (1981 - Commonwealth of Pennsylvania contre William Kern Hallowell)!

Mumia, accusé du meurtre du policier, ce qu'il a toujours nié, est condamné à mort en 1982 à l'issue d'un procès truqué où une trentaine de violations de ses droits constitutionnels sont identifiées par les associations de juristes les plus crédibles.
Rapport d'Amnesty International, http://www.amnestyusa.org/abolish/reports/mumia/content.html

Mumia a écrit 3 livres. Live From Death Row, En Direct du Couloir de la Mort, Editions La Découverte, 1995, qui aux États-Unis a catalysé la réouverture du débat sur la peine de mort qui semblait clos - Death Blossoms, La Mort en Fleurs, Ed. Le Temps des Cerises, All Things Censored, à paraître prochainement en français. Et une autobiographie de Mumia rédigée par Terry Bisson et préfacée par Chuck D vient de paraître en anglais: http://www.mumiabook.com    Pour écrire à  Mumia: Mumia Abu-Jamal, AM 8335 SCI Greene, 175 Progress Drive, Waynesburg, PA 15370-8090 USA

Incarcéré dans les "couloirs de la mort" de Pennsylvanie, Mumia est innocent et notre mobilisation constitue aujourd'hui le seul contrepoids aux pressions qu'exercent l'Ordre Fraternel de la Police (FOP) et l'ensemble de l'extrême droite proche du Klu Klux Klan sur les autorités américaines, pour le faire exécuter.