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Déclaration
sur Jubilee Mali - Bamako le 20 octobre 2005 LEurope se ferme et impose aux pays de lAfrique sub-saharienne louverture. LOMC (organisation mondiale du commerce) et lAMI (accord multilatéral sur les investissements) porteurs de cette ouverture sont deux institutions au service des multinationales depuis les années 1990. Les pays de lAfrique Subsaharienne, malgré leur potentialité en ressources naturelles, sont en majorité classés PPTE (pays pauvre très endettés) par la Banque Mondiale et PMA (pays moins avancés) par lONU suivant des critériologies donnant lillusion que lOccident peut proposer/ imposer sa manière de vivre, de penser, de produire, de consommer
Avec les deux décennies de PAS (Programmes dAjustement Structurels) la quasi-totalité des pays de lAfrique Subsaharienne se sont désengagés de leur responsabilité de reproduction sociale en adoptant loption déconomie (néo) libérale prônée par lUnion Européenne, les USA , FMI , et la BM. Ainsi les clauses conditionnelles des accords déchanges commerciaux notamment les APE, CSLP et AGOA imposant aux pays de lAfrique Subsaharienne de se libéraliser, de se privatiser et de se déréguler, représentent les causes profondes du blocage de leur processus de développement endogène. Les négociations sur ces accords très déséquilibrés, exigeant aux pays de lAfrique subsaharienne douvrir leurs marchés aux entreprises multinationales du Nord, ont aggravé leur situation de surendettement. Ces pays dont le Mali ont été appauvris et le chômage sest pointé au quotidien des préoccupations de la population notamment les jeunes. Un nombre important de ces jeunes, face à leur situation dinsécurité sociale , économique et de désespoir, et face aux accords de partenariats qui ne tiennent pas compte de lêtre humain, optent pour la solution alternative : limmigration internationale. Ainsi plusieurs dentre eux empruntent les chemins dangereux du Sahara et les enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla à partir du Maroc entre autres. Ces fils dAfrique, dont on reproche comme crime le fait davoir nourri limaginaire migratoire, sont constamment objets de tuerie, de répression et de refoulement par les pouvoirs publics méditerranés. Ce rôle de sous-traitance, en échange daide public au développement et de soutien à leur politique doppression contre leurs peuples nhonore pas ces pays. De sources bien informées, lUnion Européenne sapprête à verser une somme de 40 millions dEuros au Maroc contre un engagement fort et clair dans la lutte contre limmigration vers lEurope.
Cette Europe néolibérale donneuse de leçons de démocratie et de gouvernance, fait semblant dignorer sa responsabilité dans le délabrement social et économique de lAfrique, cause principale de limmigration économique. Selon la CNUCED, « entre 1970 et 2002, lAfrique Subsaharienne a reçu 540 milliards de dollars US en prêts , mais bien quelle ait remboursé près de 550 milliards de dollars en principal plus intérêts, elle affichait encore un encours de dette de 295 milliards en 2002 ». Ce qui signifie que lAfrique Subsaharienne transfert de ressources vers le Nord et non le, de violation des Droits Humains sur des milliers dimmigrants africains avec la complicité des pouvoirs publics africains.
La Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement contraire. Il y a lieu de signaler aussi les stratégies de pillage et spoliation du Nord à travers la hausse des taux dintérêt (de lordre de 7% en 1970 à 15% en 1980) et la chute des cours des matières premières (le prix kg de la fibre de coton était de 216 cent en 1980 a passé à 110 % le Kg en 2001). Ces principes iniques dans les relations internationales sont les principales facteurs explicatifs du surendettement et les crises de la dette des années 1973 et 1982.
Cette Europe raciste, se livre à des pratiques criminelles (CAD- Mali), attristée par la mort de dizaines dAfricains tombés sous les balles criminelles, les centaines de blessés et les milliers de rapatriés en violation totale des conventions internationales et de Genève sur limmigration, le droit dasile, contre la torture et la libre circulation des personnes et des biens :
Interpelle les pouvoirs publics africains notamment le Gouvernement du Mali à se démarquer de toute Politique de coopération confondant immigration et terrorisme telle que prônée par lunion européenne ;
Soppose à la suppression des contrôles sur les prix à limportation prônée par les APE à travers lAccord de Cotonou, car facteur de surendettement, de chômage et de baisse de revenu national pour la prise en charge des services publics ;
Exige le dédommagement de tous les émigrés ayant fait lobjet de répression sauvage de la part des armées marocaines et espagnoles ;
Appel les pays de lAfrique Subsaharienne à se démarquer de toute politique de coopération qui, contrairement au processus de Barcelone en 1995, leur impose des conditionnalités migratoires et sécuritaires qui violent les Doits Humains et Démocratiques internationaux.
Oui aux échanges commerciaux réciproques équitables ! Oui à la circulation des Personnes et des Biens ! Non à la fermeture de lEspace Schengen et au rôle de sous traitance dévolu au Maghreb !
Bamako le 20 octobre 2005 Le Secrétariat National
CAD-Mali Récépissé n°0656 // Tél./Fax : 224 01 34 // BP.E1539 Djélibougou Rue : 251 Porte : 370 E.mail : jubilecadmali@caramail.com // jubilecad-mali@cefib.com Bamako - MALI
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